28.07.2010
Midi Libre Bagnols. Tresques La fête stoppée après des coups de feu en l'air

Édition du mardi 27 juillet 2010
Bagnols. Tresques La fête stoppée après des coups de feu en l'air
Le phénomène a tendance à s'amplifier ces derniers temps et il faut espérer qu'il va aussi vite s'arrêter. Plus d'une semaine après que la fête de Saint-Gély se soit arrêtée avant son terme à cause de violences, c'est celle de Tresques qui a dû baisser rideau un jour avant la fin officielle.
Dans la nuit de dimanche à lundi, peu avant 1 h du matin, une altercation aurait opposé un jeune majeur à un forain pour une histoire de coup de pied dans un punching-ball. Le ton serait alors monté entre les deux parties, le jeune Bagnolais étant rejoint par une vingtaine d'amis. Le forain se sentant forcément menacé se réfugie alors avec femmes et enfants dans son camion. Il appelle alors à la rescousse un membre de sa famille. Celui-ci rapplique avec un fusil à la main. Il fait feu à deux reprises en l'air, mettant en fuite les assaillants qui tapaient à coup de pied sur le camion.
Devant la violence des faits, Denis Barrettini , président de la société de chasse la Diane tresquoise organisatrice de la fête, a décidé, en concertation avec les gendarmes de Laudun présents sur les lieux, de mettre fin à la soirée. « On a évité le pire. Il y a quand même un coup de feu qui a été tiré et on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé », expliquait le maire, Alexandre Pissas. Après une réunion entre les autorités, il a été décidé que la fête ne reprendrait pas, hier soir. Du coup, les forains ont rangé leur matériel.
« Je pense que la décision était la bonne car il y a des gens qui "s'épanouissent" dans les fêtes foraines... Ce sont eux les plus pénalisés, plus que les Tresquois » , estimait Alexandre Pissas qui ne voulait pas trop dramatiser la situation, d'autre part. « Il y a eu une échauffourée mais pas d'échanges de coups, ni de blessés. J'y suis passé vers 23 h et reparti quelques minutes avant l'incident. L'ambiance était tout à fait festive, il y avait moins de monde que la veille. Il y a déjà eu des bagarres lors de fêtes précédentes, mais on n'en était pas arrivé à cette ampleur... » La gendarmerie de Laudun a interpellé l'auteur des coups de feu, hier matin, à 11 h. Placé en garde en vue, il a été ensuite libéré avec un rappel à la loi.
Les fêtes votives vont continuer tout l'été et nul doute que la vigilance va être de plus en plus importante pour éviter que cette cascade de violence n'aboutisse à un drame.
François RIVIER
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Commentaires
Bonjour,
C'est affligeant de constater cette violence qui devient si banale. La moindre tentative de dialogue est aujourd'hui vécue comme une agression et génère des comportements béliqueux.Comment sauvegarder son gagne pain sans risquer de se faire insulter voir se faire agresser..... . Bien sur un coup de feu dans un lieu public est condamnable car il met en danger délibérément la vie d'autrui et son auteur doit être sanctionné. Qu'en est il des personnes qui menacent et dégradent délibérement et gratuitement le bien d'autrui. J'espère que le propriétaire de l'attraction a porté plainte pour dégradation de bien privé..c'est aussi une infraction pénale!. N'oublions pas d'apporter une réponse pénale a tous les comportements déviants et de ne pas occulter la moitié du problème. L'éducation, oui c'est fondamental mais c'est trop tard, la société n'a plus de repère.Arrétons l'utopie.Sanctionnons et eduquons.
Écrit par : un ancien tresquois | 04.08.2010
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